On en parle beaucoup mais peu de gens savaient qui était Guy Môquet (à part une station de métro parisienne
) donc commençons par une brève présentation :
Guy Môquet, né à Paris le 26 avril 1924 et mort le 22 octobre 1941 à 17 ans, est un militant communiste, célèbre pour être le plus jeune des vingt-sept otages du camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), fusillés en représailles après la mort de Karl Hotz. Il est généralement qualifié de « résistant », mais cette qualification fait débat parmi les historiens.
Nicolas Sarkozy devait se rendre aujourd’hui au lycée Carnot à Paris mais son conseiller Henri Guaino a indiqué hier que “Le président de la République, hélas, ne pourra pas se rendre dans un lycée demain compte tenu de son agenda international”.
L’agitation causée par cette fameuse lettre n’a pas du aider à la venue du chef de l’état dans le lycée où Guy Môquet a fait ses études. Malgré tout, beaucoup de commémorations diverses ont eu lieu à travers la France : lecture de la lettre, minute de silence, témoignages d’anciens résistants, …
Une chose est certaine, on n’aura jamais autant parlé de Guy Môquet au cours de ces 2 derniers mois !
Texte intégral : “Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,
Je vais mourir! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas!
J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon coeur d’enfant. Courage!
Votre Guy qui vous aime”

